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عَنْ ابْنِ مَسْعُودٍ قَالَ لَعَنَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ آكِلَ الرِّبَا وَمُؤْكِلَهُ وَشَاهِدَيْهِ وَكَاتِبَهُ
قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ عَبْدِ اللَّهِ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ
TRADUCTION
Ibnou Mas’oûd (radhia Allâhou anhou) affirme :« Le Messager d’Allah (sallallâhou ‘alayhi wa sallam) a maudit celui qui se nourrit du ribâ, celui qui en donne à consommer, les deux témoins (de la transaction) ainsi que celui qui rédige (celle-ci à l’écrit). » Hadith authentique, présent également dans le Sahîh Mouslim.
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Mise à jour le Jeudi, 25 Novembre 2010 17:26 |
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L'éthique des affaires en islam |
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Le devoir d'obéissance du musulman envers Allah et Son Messager (sallallâhou 'alayhi wa sallam) ne concerne pas seulement la dimension purement cultuelle ('ibâdât) de son existence : celui-ci est à considérer par le musulman dans tous les aspects de son existence, plus particulièrement dans les échanges de biens et de services (mou'amalât) qu'il réalise à longueur de journée…
Le commerçant et le consommateur musulmans ne peuvent ainsi, dans leur recherche du profit, leur effort visant à augmenter leur richesse et leur volonté de satisfaire leurs besoins ou leurs désirs matériels, adopter des pratiques et des moyens qui contreviennent aux principes et règlements énoncés dans leurs références premières (le Qour'aane et la Sounnah). Le Messager d'Allah (sallallâhou 'alayhi wa sallam) a clairement averti que, parmi les questions auxquelles chaque serviteur aura à répondre en priorité le Jour du Jugement, deux porteront sur son argent : D'où l'a-t-il eu ? Comment l'a-t-il dépensé ?...
Tout musulman qui s'engage dans les affaires (que ce soit en tant que vendeur, acheteur ou investisseur) doit nécessairement connaître et respecter certains principes essentiels, dont les suivants :
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Mise à jour le Lundi, 22 Novembre 2010 12:08 |
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Idée reçue n°1 : la banque islamique doit prêter à taux zéro |
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Faux. Une banque islamique n’est pas un organisme à but non lucratif ni une organisation caritative : c’est avant tout une société commerciale qui exerce une activité lucrative qui a pour fonction de proposer à ses clients toute une série de services ou de produits financiers permettant de répondre à leurs besoins de financement et/ou d’investissement en faisant appel à des transactions qui sont autorisées dans le droit musulman.
Un établissement de finance islamique n’est donc pas un simple intermédiaire financier. Il assume réellement et pleinement, avec les avantages mais surtout les risques que cela implique le rôle de :
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Mise à jour le Lundi, 22 Novembre 2010 12:07 |
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Idée reçue n°2 : Le crédit islamique n’est rien d’autre qu’un crédit ribawi déguisé |
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Faux. Commençons par un constat somme toute trivial : le fait que deux choses se ressemblent, ou que deux actions conduisent à un même résultat en apparence, n’implique en rien qu’elles soient de même nature ou, dans le cadre d’une analyse juridique islamique (fiqh), qu’elles aient le même statut. Ainsi, pour prendre un exemple concret, rien ne permet de différencier un steak provenant d’un animal abattu conformément au rite musulman d’un steak provenant d’un autre animal. Pourtant, si la consommation du premier est licite (halal) pour le musulman, celle du second ne l’est pas : le fait qu’ils aient la même apparence ou le même goût ne change rien à cette réalité.
C’est en gardant à l’esprit ce constat que l’on se doit d’aborder la comparaison entre le financement islamique et le crédit ribawi.
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Mise à jour le Lundi, 22 Novembre 2010 12:08 |
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Idée reçue n°3 : La finance islamique est réservée aux riches et aux marchés de gros |
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Faux. La finance islamique en France est surtout considérée pour l’énorme gisement de fonds brassé par les pays du Golfe. Les chiffres souvent avancés montrent la puissance des pétrodollars et leur potentiel de croissance élevé : estimé à 840 milliards de dollars aujourd’hui avec une croissance annuelle d’environ 15 %, le marché de la finance islamique mondiale pourrait atteindre les 1 000 milliards de dollars dès 2010 et beaucoup plus par la suite d’après les spécialistes. Mais qu’en est-il en vérité sur la composition de ces fonds et de la pratique commerciale des banques islamiques en général (clientèles de particuliers ou d’institutionnels) ?
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Mise à jour le Lundi, 22 Novembre 2010 12:08 |
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